Le voyage en bus merite le detour, rien qu a lui ! On n a jamais voyage aussi luxueusement (surtout pour 10 euros). On a pu choisir nos place a l avant du bus, a l etage : vue panoramique depuis nos sieges allonges ! L hotesse nous sert des petits plats chauds et un arroz con leche a la canela (como en Argentina, Rafa, no ?) et plus tard des boissons chaudes... Merci Oltursa !
Le paysage etait singulier : la route est limitee a 35km/h donc on a le temps de regarder les montagnes alentours, faites au debut de galets empiles et tenus par du sable (bizarre, ca parait si fragile a l erosion ! Mais ici, il ne pleut pas, "niebline" !) puis des enormes strates blanches en vagues nous montrent bien les forces geologiques. Les pentes sont de plus en plus abruptes... On se sent fatigues, le leger mal de tete s eccentue de plus en plus (sauf pour Louis, c est notre "Iron Madre" !)... hmmm... un etau au niveau des tempes, pas de doute, c est le soroche ! Evidemment, on est partis de Lima a 0m. et la route passe par un col a 4000 ! On voit des plaques de neige sur la vegetation rase, et la visibilite est tres reduite. Heureusement, le bus redescend dans la vallee pour nous deposer a 20h a Huancayo, a 3200m. Mais en sortant de notre bulle de luxe, on a toujours mal a la tete : soroche ou effet des 4 films a la suite ?
Ce matin on decouvre le lieu : beau marche dominical, ambience andine loin de la capitale (pas un touriste), couleurs vives des bonnets peruviens (oui oui, c est pour les locaux aussi !), des tissus "aguayo". Les mama sont bienveillantes, on achete des epices pour cuisiner et de la coca pour machonner. On a mange nos premiers choclo (mais), on a goute au fromage local. Devant l eglise, une grande manifestation culturelle avec costumes et grosse fanfare ! Une mama s approche : elle veut faire une photo de moi avec ses deux petits ! Elle nous embrasse, "cuidense mucho !"
On imprime nos cartes par google map et on part cet aprem sur un sentier vers un lac au sud est. Enfin, c est le plan... On va y aller doucement, on verra bien jusqu ou nos jambes peuvent nous porter !